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Le chanvre, matière ancestrale d'avenir

Une plante que les lobbies pétroliers et forestiers détestent
10 août 2026 par
Le chanvre, matière ancestrale d'avenir
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Introduction au chanvre textile


Qu'est-ce que le chanvre textile ?

Le chanvre industriel (Cannabis sativa L.) est une plante herbacée annuelle cultivée depuis des millénaires, aujourd’hui redevenue incontournable pour la production de textiles écologiques. Contrairement à ses variétés psychotropes, le chanvre industriel contient moins de 0,3 % de THC, ce qui autorise sa culture dans de nombreux pays, dont la France. Sa fibre, extraite après un processus de rouissage au sol puis de teillage, offre une alternative durable aux fibres synthétiques et aux fibres artificielles (à base de pulpes de bois). Grâce à sa croissance rapide et à sa capacité à capturer d’importantes quantités de CO₂ (1,5 à 2 fois plus), le chanvre représente une ressource renouvelable et respectueuse de l’environnement, idéale pour une industrie textile et une société en quête de solutions plus responsables.


Un peu d’histoire du chanvre...


Les premières traces de culture du chanvre remontent à 8 000 ans avant J.-C. en Chine, l’un des berceaux de la révolution agricole néolithique. Des vestiges archéologiques, notamment des fibres de chanvre intégrées à des céramiques, attestent de son usage précoce pour les textiles, les cordages et les outils. Des études publiées en 2016 suggèrent même son apparition dans des foyers dès 11 500 à 10 200 ans avant J.-C. au Japon et en Europe de l’Est, ce qui en ferait l’une des toutes premières plantes cultivées par l’humanité.

Plus tard, vers 5 500 avant J.-C., des traces ont été découvertes en Allemagne (Thuringe), où il servait déjà à confectionner vêtements et cordages.

Originaire d’Asie centrale, le chanvre s’est ensuite propagé avec les migrations humaines à travers l’Eurasie.

Mais son utilité dépassait largement le textile. Au Moyen Âge et jusqu’au XVIIIe siècle, il était indispensable pour les voiles de bateaux, les cordages et même le papier. Au début du XXe siècle, il était déjà utilisé pour des matériaux composites légers et ultra-résistants, ainsi que dans l’alimentation, l’isolation, la médecine et les soins vétérinaires.

Schéma du chanvre

Planche botanique de Cannabis sativa - Franz Eugen Köhler, 1897 - Public domain via Wikimedia Commons

Une plante entravée depuis plus d’un siècle

Aux États-Unis, le chanvre a été victime d’un boycott politique et industriel massif dans les années 1930. Derrière cette disparition, on trouve des acteurs puissants : des magnats de la presse comme William Randolph Hearst, propriétaire de vastes forêts destinées au papier, et la compagnie pétrochimique DuPont, alors en train de lancer son nylon - une fibre synthétique qui peinait à s’imposer face à la robustesse et au coût compétitif du chanvre - se sentait menacée par les progrès industriels atteints dans la récolte et le défibrage du chanvre à la fin des années 30.


C’est à cette époque que Harry Jacob Anslinger, nommé par Andrew Mellon — Secrétaire au Trésor et lui-même l'un des principaux financiers de DuPont et oncle de la femme d’Anslinger) — à la tête du Bureau fédéral des Narcotiques, a orchestré une campagne médiatique de peur, de désinformation et de diabolisation du chanvre, la “marijuana” en la présentant comme une drogue augmentant la violence et la délinquance. En 1937, cette propagande a abouti au vote du  Marihuana Tax Act, une loi qui imposait une taxe si élevée que la  plupart des acteurs de la filière, y compris les producteurs de chanvre industriel, l’ont abandonné.


Au-delà, de l’aspect économique, des spécialistes du chanvre que nous avons rencontré en 2016 nous faisaient également remarquer le caractère raciste de ce boycotte ; le terme “marijuana” a été utilisé pour stigmatiser les Mexicains. Anslinger a notamment déclaré : « La plupart des fumeurs de marijuana sont des Noirs, des Mexicains, des Philippins... » 


Affiche de 1935 diabolisant la marijuana

Affiche diffusée par le Federal Bureau of Narcotics, en 1935, époque de diabolisation du produit indiquant "...la marihuana est un narcotique puissant qui pousse au meurtre, et conduit à la folie et à la mort".



Ce boycott a eu des répercussions mondiales. En Europe, malgré les  atouts écologiques et économiques du chanvre dans la transition et la réduction des émissions de gaz à effets de serre — sa résistance, sa faible consommation d’eau, son absence de pesticides — sa relocalisation reste  freinée. Les lobbies de la foresterie, des produits phytosanitaires et du plastique, toujours actifs, continuent d’influencer les réglementations, bloquant une filière pourtant prête à renaître.


Techniquement et financièrement, la relocalisation de la filature du chanvre textile et sa transformation reste un défi. Le chanvre a manqué le coche de son développement industriel en Europe suite à son boycotte et chaque matière nécessitant ses propres techniques et machines, il est complexe de le transformer avec des machines pensées pour les fibres de coton ou de lin, bien que cela soit possible. 




Sources :

Le Cannabiste — Racisme dans la prohibition

Mr-Hanf — Histoire du cannabis et racisme

Wikipédia — Harry J. Anslinger


Not fun fact :

 

  • En Europe, la réglementation du chanvre (THC < 0,2 % ou 0,3 %) est souvent plus stricte que nécessaire, ce qui freine son développement.
  • Les lobbies du plastique, des pesticides et de la foresterie sont actifs au niveau européen, notamment via des groupes comme CropLife Europe ou Plastics Europe.
  • Des rapports de l’UE reconnaissent que le chanvre est une culture durable, mais son développement est freiné par des barrières réglementaires et économiques.


Sources :

Commission européenne — Chanvre et agriculture

Valbiom — Perspectives du chanvre en Belgique

Toute l’Europe — Pesticides et lobbies


Bobines textiles en gros plan

Relocalisation du chanvre en Wallonie : tentatives, freins et espoirs


Ces dernières années, plusieurs initiatives ont vu le jour en Wallonie pour relocaliser la filière chanvre, notamment via la création d’une unité wallonne de défibrage, aujourd’hui abandonnée.

Si le chanvre se re-développe trop lentement dans le textile, il a en revanche tiré son épingle du jeu dans d’autres secteurs :

  • Alimentaire : avec des marques comme Cannavie, spécialisée en graines et huiles de chanvre.
  • Construction durable : via des acteurs comme IsoHemp, dans l’isolation et la rénovation.


Attention : chaque usage et secteur nécessite des variétés spécifiques. Un champ de chanvre cultivé pour ses semences alimentaires, ne pourra pas servir au textile ; les variétés diffèrent selon les usages (alimentaire, textile, construction, etc.) et ne se récolte pas à la même période en fonction de l'usage. La fibre de chanvre alimentaire reste cependant utile pour re-nourrir les sols. 


Le défi technique et financier de la filature textile

Re-localiser la filature et la transformation du chanvre textile en Europe reste un défi complexe, tant sur le plan technique que financier.

La filature du chanvre a manqué son “boom” industriel en Europe après des décennies de boycott. Et sa transformation demande 10 fois plus de main d’œuvre que le coton ce qui se répercute inéluctablement sur son prix final.

Aujourd’hui, les machines des filatures industrielles sont conçues pour le coton, le lin, la laine et les machine à tricoter pour les fibres standardisées et synthétiques. Pas pour le chanvre, ni pour le lin. Bien qu’il soit possible de filer de la fibre de chanvre dans des filatures conçues pour d’autres fibres, cela ne permet pas forcément d’obtenir la qualité industrielle nécessaire au tricotage. Bien que les tests dans les filatures de lin soient prometteurs.

En Allemagne et en Chine, certaines usines filent du chanvre avec des machines cotonnières. On parle alors de “fibres cotonisées” : les fibres sont sectionnées pour être plus courtes (2 à 6 cm), alors qu’à l’état sauvage, le chanvre peut atteindre jusqu’à 7mètres.

📌 Conséquence : plus une fibre est longue, plus le fil est solide et moins il produit de “pluches”. Les fibres cotonisées, plus courtes, sont donc plus fragiles et moins performantes : ce qui pose problème à l’usage final.

Culture de chanvre
Visite d'une culture de chanvre alimentaire Cannavie - 2018

Les tests en Europe : prometteurs, mais encore expérimentaux

 En Belgique, l’Association Valbiom a mené des tests avec des filatures spécialisées dans le lin, en Europe de l’Est. Les résultats sont encourageants, mais le fil reste à l’état d’expérimentation. Conséquences : stock limité, délais de réassort du stock imprévisible, fil pas encore totalement adapté au tricot.

Bien que notre objectif soit d’intégrer du fil de chanvre local dans notre production, et bien que nous soyons enthousiaste et impatient, en l’état actuel, intégrer ce fil dans nos produits en série serait trop risqué :

  • Chaque fil nécessite de programmer des nouveaux modèles de tricot spécifiques au fil choisi et cela nécessite des investissements.
  • Chaque échantillon devrait être refait depuis le début.
  • Pour aucune garantie de disponibilité future.

 

Résultat : cela rendrait nos éponges beaucoup plus chère ou risquerait d’entraîner des pertes financières insoutenables.

Cependant, nous l’intégrons déjà sur demande, dans nos pièces uniques ou sur-mesure (écharpes, chemises, pantalons) réalisée artisanalement dans notre atelier.

Prenez RDV pour commander une pièce sur-mesure


Pourquoi ce fil ne convient pas encore à nos éponges ?

Bien que ce fil puisse être tissé industriellement, les propriétés techniques de ce fil n’égalent pas encore celles du fil de notre fournisseur actuel. Il n’est pas encore adapté au tricot en série pour nos éponges. Même si les derniers prototypes sont très prometteurs !


Gros plan d&#39;un tricot


Notre sélection de fil : un ordre de priorités rigoureux


Notre fil de chanvre, utilisé dans nos accessoires de nettoyage, est choisi selon 4 critères hiérarchisés :


  1. Composition : matière 100 % naturel ET durable, mono-matière, traitements et teintures limitées et contrôlées si existant, conditions d’obtention et/ou d’extraction…), cycle de vie de la matière (biodégradabilité, ...).
  2. Qualité : résistance technique, esthétique, douceur (si applicable), durabilité.
  3. Certifications : garantie d’innocuité (sans substances nocives). Fairtrade, si existant. Bio si accessible.
  4. Origine : traçabilité et proximité si disponible.

Nous appliquons ces critères à la sélection de chacune de nos matières. Pour le moment, nous n’avons pas accès ni à du fil de chanvre industriel fairtrade, ni à du chanvre bio. Mais faut-il rappeler que le chanvre ne peut pas être pulvérisé ?


Quid des conditions de travail à l’étranger pour cultiver le chanvre et pour le filer ?


À notre échelle, nous n’avons actuellement pas la possibilité de contrôler nous-même cette partie. Si l’exploitation humaine, parfois même infantile dans les champs de coton, qui nécessitent d’être récolté à la main, est bien documenté ; il n’en est rien pour les exploitations agricoles de chanvre, qui elles sont récoltées à l’aide de machine, puis transformées en Tunisie.


Notre combat primordial est la diminution de notre dépendance au pétrole et au plastique qui nous rendent toutes et tous malades et implique des conflits territoriaux et le pillage de terre. La priorité pour pouvoir lutter pour nos droits, c’est d’être en bonne santé ; nous mettons un point d’honneur à sélectionner des matières et des techniques de production respectueuses du bien-être animal, de la planète, des travailleureuses de la filière textile et de votre santé ; ainsi qu’à créer des alternatives aux produits et méthodes de production qui rendent les populations humaines et animales malades. 



Pourquoi l’origine n’est pas le critère prioritaire ?

Notre positionnement provient notamment d’un constat émis par UCM dans leur étude “Pré-diagnostic en éco-conception – ALPHA” :


Le transport ne représente que 4 % de la pollution émise par la fast-fashion.


L’impact principal vient :

  • Pour le coton : pesticides, eau d’irrigation, traitements chimiques.
  • Pour les synthétiques : extraction, production, transformation.


🌿 Le chanvre, lui, est une solution d’avenir : moins d’eau, pas de pesticides, solide, biodégradable.


Nous privilégions donc la qualité et les spécificités techniques du fil à la distance et avons donc priorisé le choix d’un fil disponible toute l’année, qui nous permet de tricoter en faisant très peu de défaut et donc en ne générant pas ou très peu de déchet lié à des défauts de production, soit 15 à 20 fois moins de déchets que d’autres ateliers.


Main au milieu de chanvre


📍 Où est produit notre chanvre aujourd’hui ?


Actuellement, notre chanvre est filé aux portes de l’Europe (en Tunisie), cultivé en Chine et tricoté en Belgique ; et c’est en réalité le plus proche, circulaire et qualitatif que vous trouverez actuellement en France ou en Belgique.


Ceux de nos gammes de tissus utilisés dans nos vêtements sur-mesure proviennent quant à eux : soit d’Europe de l’Est en Roumanie ; soit de Belgique et filé en Pologne.



Le chanvre : une plante zéro pesticide pour un textile qui régénère les sols


Pourquoi le chanvre n’a besoin d’aucun pesticide ?

Le chanvre est une plante particulièrement efficace pour se défendre seule.


Grâce à ses terpènes et cannabinoïdes naturels (comme le CBD, le CBG ou le CBC), il repousse insectes, champignons et maladies sans intervention humaine. Et ça, on aime. Sa croissance rapide et sa densité végétale étouffent également les mauvaises herbes, rendant les herbicides inutiles pour la prochaine culture. C’est donc une plante de culture clé dans la transition des agriculteurs même les plus conventionnels. 

En Europe, comme en Belgique, sa culture est interdite de pulvérisation de pesticide ; elle n’en a aucun besoin.


Et ailleurs dans le monde ?

C’est la même chose : aucun pays n’autorise ou n’a besoin de pulvériser des pesticides sur le chanvre industriel. En Chine, où il est cultivé depuis 5 000 ans, il pousse naturellement sans traitement. Que ce soit aux USA, au Canada ou en Australie, les cultures de chanvre certifiées “industrielles” (THC < 0,3 %) sont cultivées sans pesticides. Et ça, ça ne fait pas non plus sourire les fabricants de produits phytosanitaires. Et on adore ça. :) 


Chanvre, coton et viscose : le comparatif écologique


Critère

Chanvre

Coton conventionnel

Viscose (rayonne)

Eau nécessaire


7x moins que le coton

Très élevée (10 000 L/kg)

Élevée (2 000–5 000 L/kg)

Pesticides


Aucun

Très élevés (25 % des pesticides mondiaux !)

Souvent élevés (selon la source)

Risque d’incendie


Très faible : plante humide, haute teneur en eau, peu inflammable en culture

Moyen : risque accru en période sèche, surtout en zones arides

Très élevé : les huiles volatiles attisent le feu, litière de feuilles sèche, propagation rapide

Rendement/ha


3x plus de fibres que le coton

Moyen

Moyen à faible

Séquestration CO₂

1 tonne/ha/an

0,4 tonne/ha/an

Faible (selon la forêt exploitée)

Sol


Régénère, structure, dépollue

Appauvrit, érode, assèche

Déforestation, appauvrissement des sols, risque d’incendie

Durabilité

Cultivable en rotation, sans pesticides. Transformation naturelle et mécanique

Monoculture, souvent sur sols dégradés, empoisonne les population locale ; cancers, maladies et morts accrues. Transformation mécanique nécessitant l’usage de détergents

Monoculture, souvent sur sols dégradés, transformation artificielle nécessitant solvants ou acides et substances pouvant être très toxiques. Jamais en circuit complètement fermé

Social

Re-localisable, emplois ruraux

Exploitation de travailleureuses adultes ou enfants fréquente, dépendance des familles aux semences OGM et aux pesticides, pillage de terre, suicide ou exode rurale des paysans

Chaîne opaque, souvent en Asie et en Amérique du sud

Déforestation

N/A : pousse sur sols agricoles existants

Faible : rarement lié à la forêt

Élevée : souvent issue de forêts tropicales (eucalyptus, bois de pin)

Qualité (résistance des fibres textiles)

Très résistante : fibres 3x plus solides que le coton, anti-déchirure, durable dans le temps

Moyenne : se dégrade avec les lavages, moins résistante à l’usure

Faible à moyenne : fibre fragile, perd en résistance après lavage, peu durable


Par le passé, le chanvre était battu manuellement à l'aide d'une teilleuse pour en détacher les fibres après rouissage sur le champ. Aujourd'hui, cette étape, bien que réalisée par des machines, se fait exclusivement, mécaniquement. Sans chimie !

Teilleuse manuelle en bois


Not fun fact... at all !


Les dérives du coton

Le coton, particulièrement cultivé en Asie centrale (Ouzbékistan,  Kazakhstan), a joué un rôle central dans l’assèchement de la mer d’Aral :  pour irriguer ses cultures gourmandes en eau, les Soviétiques ont détourné les fleuves Amou-Daria et Syr-Daria ; les deux seules sources d’alimentation de la mer. En quelques décennies, la mer s’est réduite à 10 % de sa taille initiale, entraînant une catastrophe écologique, sanitaire et économique. Le coton, symbole de l’agriculture intensive, est ainsi devenu l’un des principaux responsables de la disparition de l’un des plus grands lacs intérieurs du monde. Et ça, ça nous désole.


L’assèchement de la mer d’Aral a provoqué une catastrophe écologique majeure :


  • Disparition de la biodiversité aquatique : plus de 20 espèces de poissons ont disparu, ruinant la pêche locale.
  • Transformation en désert salin : le fond asséché s’est couvert de sel et de poussières toxiques (résidus de pesticides et engrais), soufflés par le vent sur des centaines de kilomètres.
  • Pollution atmosphérique : ces poussières contaminent les sols, les cultures et l’air, aggravant les maladies respiratoires, cutanées et digestives des populations locales.
  • Dégradation des sols : les terres agricoles avoisinantes se sont dégradées, réduisant les rendements.
  • Effondrement de l’économie locale : les ports sont devenus des cimetières de bateaux, les emplois ont disparu, des communautés entières ont été désertées.
  • ·Perte de biodiversité terrestre et aviaire : les oiseaux migrateurs et les espèces côtières ont perdu leurs habitats.


C’est l’un des exemples les plus dramatiques au monde de dégradation environnementale causée par une agriculture intensive non-durable. Ici, le coton.


La viscose, une fibre artificielle, qui n'est ni naturelle, ni “écologique”...


Le Portugal, l’Espagne, l’Australie, l’Afrique du Sud et le Brésil ont connu des incendies majeurs liés à des plantations d’eucalyptus destinées à la production de viscose, notamment lors de vagues de chaleur ou de vents forts.

→ Exemple : les incendies de 2017 au Portugal ont détruit des milliers d’hectares de plantations d’eucalyptus, causant des centaines de morts.


Les viscoses de bambou et la rayonne, quant à elles, sont parmi les plus problématiques pour la santé des travailleurs, mais pas que. 



Pourquoi relocaliser le chanvre en Belgique, c’est gagnant-gagnant ?


✓ Écologie : sols revitalisés, carbone capté, biodiversité protégée, eau préservée.

✓ Économie locale : création d’emplois agricoles et industriels, filière courte.

✓ Santé : textiles, aliments, matériaux sans résidus chimiques.

✓ Souveraineté : moins dépendant des importations (coton, viscose, pétrole).


Le chanvre, c’est LA fibre des générations futures : naturellement résistante, durable, et relocalisable partout en Europe ! 


👉 Et si on le remettait au cœur de notre agriculture et de notre mode ? 

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Sources :

Wikipédia — Marihuana Tax Act


En savoir plus : 

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