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Wat verstaan we onder « veerkracht » ?

Geen ecologische transitie of sociale rechtvaardigheid zonder een systemische benadering.
10 August 2026 by
Wat verstaan we onder « veerkracht » ?
Design for Resilience
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« Que signifie la résilience pour Design for Resilience ? » C’est la question qui nous revient le plus souvent. Si ce terme peut évoquer la capacité à survivre à un accident ou à une maladie, il ne se limite pas à l'épreuve individuelle. Pour nous, la résilience prend racine dans un constat de santé publique : celui de Vanessa, notre fondatrice, atteinte de maladies chroniques depuis l'enfance et dont des études soulignent les liens probables avec des facteurs environnementaux comme les pesticides et la pollution, mais bien sûr aussi de la génétique.

Cependant, notre vision dépasse le parcours personnel. La volonté de préparer la société à la résilience est avant tout une démarche collective visant à réduire l'impact de la pétrochimie sur nos environnements et notre santé. Il s'agit de construire un système capable de diminuer sa dépendance au pétrole, non pas par contrainte, mais par nécessité vitale pour le vivant.

Aujourd’hui, il est temps de clarifier ce concept, utilisé à toutes les sauces depuis la pandémie. Dans cet article, nous ferons le point sur ce qu’est véritablement la résilience, inspiré par les travaux d'Arthur Keller, pourquoi elle nous concerne tous, et surtout, comment nous mettons concrètement des solutions en place pour la préparer maille après maille.

Ce n’est plus un scoop, nous manquons déjà d’eau potable et de nombreuses ressources utilisées pour améliorer notre confort occidental entraînent des conséquences partout sur terre et jusque dans l'espace, dont on n’est pas vraiment fiers.


Face à l’urgence environnementale, le dépassement des limites planétaires, le dérèglement climatique et la raréfaction des ressources, il nous semble nécessaire d’apprendre à consommer autrement en mettant l’accent d’une part sur la frugalité et d’autre part sur la consommation modérée et réfléchie de ressources exclusivement abondantes, renouvelables et non-toxiques.


En d'autres mots, notre approche se veut résolument anti-extractiviste et anti-coloniale. 


Illustration des limites planétaires et de leur dépassement en 2025


Illustration des limites planétaires et de leur dépassement en 2025 sur Wikipédia [1]


Bye bye plastique.

Qu’on le veuille ou non, arrivera un moment où nous n’aurons plus accès aux énergies fossiles en abondance et où celles-ci seront réservées à certains types d’activité jusqu’à épuisement des stocks… les pénuries entraînant avec elles leurs lots de crises et de conflits territoriaux à venir, il apparaît nécessaire de se préparer à d’éventuels black-out ou limitations énergétiques dans le futur. Alors pourquoi ne pas apprendre dès aujourd'hui à se passer du superflu, à questionner notre notion du confort et à limiter notre consommation en ressources précieuses, non-renouvelables ou polluantes ?


C’est en tout cas l’une des missions que nous nous sommes fixées et qui s’inscrit profondément dans la transition écologique*. 


En soi, il s’agit pour nous de garder une vision optimiste de l’avenir. Plutôt que de subir la solastalgie ** et de se morfondre face au fatalisme ou à l’inaction politique globale et à la destruction des écosystèmes. Nous pouvons agir et imaginer d’autres modèles et d’autres lois en veillant particulièrement à ne pas créer de nouveaux problèmes ; donc en évitant de tomber dans le piège des oxymores comme le développement durable.


Notre approche s’inscrit plutôt dans la décroissance. Terme parfois mal interprété, cauchemar de la droite à la solde des milliardaires ; elle se veut pourtant génératrice de métiers sains qui créent du sens et des produits locaux, circulaire et durables en circuit court. Le tout dans le respect des normes environnementales pour le respect de la santé de tous vivants, travailleureuses, client·e·s,... écosystèmes. Car nous sommes tous et toutes interdépendant·e·s. 


C’est pourquoi l’un des premiers produits que nous avons pris à bras le corps a été les éponges vaisselles synthétiques (pétrochimie) et/ou cellulosique (viscose). Produites dans des matières nocives, polluantes à produire et à extraire, elles se disséminent dans tous les écosystèmes lors de leur utilisation et leur fin de vie hors incinération. 

Notre but était donc d’inventer une nouvelle manière de faire la vaisselle ne reposant pas sur du plastique, de la viscose ou encore du coton qui dépend tout autant des énergies fossiles pour être produit et pollue.


* La Transition est un mouvement d’initiatives visant à assurer la résilience d’une communauté, c’est-à-dire sa capacité à continuer de fonctionner malgré des crises économiques et/ou écologiques extérieures.


** Inventée en 2003 par le philosophe australien Glenn Albrecht, la solastalgie est inspirée du mot « nostalgie ». Elle définit la souffrance psychique que l’on peut ressentir face à des paysages détruits par le changement climatique, rapporte un article du HuffingtonPost.


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Pour aller plus loin :

Nous vous recommandons ces lectures : 

The Transition Handbook: From Oil Dependency to Local Resilience de Rob Hopkins

Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne

Ou ces conférences : 

Écologie, progrès et décroissance : Arthur Keller et Aurélien Barrau. 1h

Arthur Keller – Les défis de notre temps : caractérisation systémique et stratégie systémique 3h

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